Dites bonjour à mon nouveau (présumé) lecteur

Jean-Claude fait l'amour avec la caméra

Jean-Claude est un collègue. Grand, noir, une cinquantaine d’années et passe pour un dur à cuire auquel personne ne veut se frotter – et pour cause.

Mais ce que beaucoup ne savent pas au bureau c’est que Jean-Claude est un gros nounours qui fait partie de ces gens prompts à hurler contre tout et tous avant de se raviser et de se transformer en carpette priant pour recevoir des coups de trique. Il m’a confié un jour -pourquoi à moi?- qu’il aimait plus que tout le contact du cuir sur sa peau nue. L’idée même de ses bourrelets empaquetés ainsi comme des paupiettes m’avait soulevée le cœur, je dois le dire.

Jean-Claude est aussi du genre à parler à tort et à travers et à exprimer des choses que la plupart des gens tairaient à sa place. Je me souviens que, sur le chemin d’une réunion à laquelle nous allions ensemble dans le 2ème arrondissement ce gros bonhomme m’a indiqué avec des yeux de biche:

Je suis euphorique moi… C’est peut-être parce que nous ne serons pas loin du magasin KOOKAÏ…

Je me sens tout à coup obligé de vous préciser que Jean-Claude n’est pas de ces personnes dotées de second degré.

Jean-Claude so tendance

Donc, la semaine dernière, Jean-Claude était invité à une petite sauterie organisée pour le départ en retraite d’une personne dont je regrette déjà l’absence. J’avais une réunion en banlieue ce jour là - je vous ai deviné crier “oh mon dieu” et je sais que vous ne m’imaginez pas DU TOUT dans le RER, mais c’est un fait, j’ai respiré cet air impur- et, lorsque je suis arrivé, Jean-Claude a hurlé devant l’assemblée médusée composée de mes collègues et N++ “Aaaaaah! MADONNAMAN est arrivé!”.

Je crois que j’ai dû rougir…

Et là, je me pose une question dans la mesure où je n’ai jamais évoqué Madonna devant Jean-Claude… D’ailleurs, je n’évoque jamais Madonna devant mes collègues.

Je ne vois donc que deux possibilités:

1 – Jean-Claude et moi avons une connaissance en commun

2 – Jean-Claude lit ce blog

La première hypothèse me glace le sang:
faudra-t-il que j’invite Jean-Claude à la maison pour l’inclure dans mon cercle de fréquentations?

La deuxième hypothèse me glace le sang:
Viviane est-elle au courant de tout ce qu’elle représente pour moi?

Alors je l’écris donc solennellement:

Jean-Claude, si tu me lis, viens dans mon bureau immédiatement que je te mette une fessée.

La seule pensée qui me réconforte est celle que vous pourrez lire ici si vous voulez connaître mon souhait du mois…