Gaydar – Leçon 7 – Les zizis l’intriguent

Mesdames,

C’est un fait, comme vous, les gays sont bien plus excités à l’idée de découvrir la bite d’un mec célèbre, parfois même s’il est moche, que celle d’un illustre inconnu.

Oui… Parce que voir ce que l’on n’avait pas vraiment voulu vous montrer sur des photos volées, c’est un peu comme rajouter une saucisse dans un hot-dog, ça donne du goût.

C'est quand même meilleur...

C'est quand même meilleur...

Ce n’est pas un hasard si l’une des recherches qui mènent le plus sûrement à ce blog s’intitule sobrement Louis Garrel nu, si la bite d’Emmanuel Moire a fait exploser la fréquentation de l’avis de ditom V 1.0 - vu sa dimension, je pense qu’elle a dû être à l’origine de bien d’autres explosions – ou si Rosine a abusé des arrêts sur image dans le but de choper un bout du morceau de chair du regretté Heath Ledger dans Brokeback Mountain.

Ce n’est pas un hasard non plus si je me souviens toujours de ce fameux jour de 1989 au cours duquel nous avions descendu les gorges du Verdon avec mes parents et l’un de leurs amis plus jeune, Jean-Paul, que je trouvais beau comme une statue grecque. Pour vous ôter d’un doute, je ne me souviens pas de ce jour béni pour la beauté du paysage… Je n’ai jamais été contemplatif. Non… Si je me souviens de cette journée, c’est parce qu’après notre pique-nique, nous avions tous décidé de nous baigner et que… Jean-Paul n’a pas trouvé mieux que d’enfiler son maillot à ma vue déjà pervertie. Je me souviens de cette soudaine excitation née de la sensation d’avoir “volé” une image qui ne m’était pas destinée. Résultat: j’ai vu cette bite un quart de seconde et pourtant je pourrais encore vous la dessiner.

Tout ça pour vous indiquer, mesdames, que si l’un de vos collègues ou amis sur lesquels vous aviez des vues vous informe de manière exaltée que la nouvelle la plus importante de la semaine n’est pas la menace terroriste au Mali, mais le fait que le membre de Zac Effron traîne un peu partout sur internet, vous pourrez immédiatement cesser d’espérer.

… Ou, au minimum, vous considérer comme prévenues.

La Joconde

PS: moi non plus jusqu’au début de cette semaine je ne savais pas vraiment qui était Zac Effron.

Gaydar – Leçon 6 – C’est (forcément) de la faute de sa mère.

Madame,

Votre enfant vient de vous annoncer son homosexualité?

Votre mari vient de vous plaquer pour un plombier?

Votre frère emprunte sans cesse votre sac à main?

ET SURTOUT, vous cherchez la personne à blâmer pour cette anormalité monstrueuse?

Eh bien, ne cherchez plus.

C’est sa maman qu’il faut fustiger.

Est-ce un poncif de rappeler que la plupart de ces gens-là entretient une relation tellement proche avec sa maman qu’elle en devient quasi-incestueuse (appels quotidiens, confidences des plus intimes, utilisation d’un langage codé pour se parler – par exemple, topette ou boujou chez vous , langage codé pour dire tout (trop?) simplement “au-revoir”) et qu’une autre partie de ces gens-là entretient une relation haineuse avec sa maman (la haine est tellement proche de l’amour) due à un désamour parfois lié à un coming-out désastreux?

Qu’importe. C’est forcément elle (ou vous si vous êtes LA MAMAN) la responsable de tout.

ILLUSTRATION:

Le 27 décembre 2011, déambulant dans Regent Street, maman me regarde tendrement et me dit:

“C’est marrant… Tu ne tiens vraiment ta bouche ni de ton père, ni de moi…”

Tellement étonné par cette remarque impromptue, je lui ai bien sûr répondu par un regard plein de l’intelligence vive dont je sais faire preuve.

Gné?

“Oui… J’aime beaucoup ta bouche parce qu’elle a les coins qui remontent.”

Toujours plus intrigué mais masquant mon étonnement derrière un regard mystérieux, j’étais bien sûr impatient d’en savoir plus…

Regard mystérieux et plein de grâce

 Maman a continué…

“… En fait tu as la même bouche qu’une actrice blonde des années 90… Pas Sharon Stone mais une autre de sa génération…”

Puis après quelques secondes de réflexion…

“Je sais! Tu as la bouche de Michelle Pfeiffer!”

Et là, je me suis quand même dit que maman devait être vraiment fière du physique de son fils pour le comparer à une telle bombe sexuelle…

… Enfin, je crois.

Maman y serait-elle pour quelque chose si je me prends pour une blonde à gros seins?

GAYDAR – Leçon 5 – Gay mais pas (complètement) corruptible

Sexy Texy Angel

Non mon chéri.

Ce n’est pas parce que tu m’excites tous les jours avec ton minois sexuel et une main caressant ton galbe fessier à l’entrée du métro que j’irai m’acheter un chino TEX chez Carrefour.

Sur quel ton faut-il te le dire?

Je suis beaucoup trop snob pour ça*.

*Si vous connaissez le nom de la bombasse ci-dessus, je suis intéressé.

GAYDAR – Leçon 4 – Ne jamais tomber amoureuse d’un gay

Vous vous souvenez de Rosine, ma copine de théâtre?

Rosine a un problème

C’est un euphémisme que d’affirmer que Rosine a un problème avec les hommes. Son manque de sexe -18 ans sans tenir une bite dans sa main doit ressembler à l’éternité- et la haine développée à l’encontre de son ex-mari parti avec sa jeune secrétaire blonde, l’ont transformée en une quinqua aigrie et envieuse du bonheur des autres. Ses hormones affichent les mêmes taux que celles de Viviane mais les résultats comportementaux sont très différents.

A la différence de Vivi, Rosine, malgré ses kilos en trop, est ce que l’on peut appeler une belle femme. Elle ne porte d’ailleurs son attention que sur des mecs relativement beaux et bien foutus avec une préférence marquée pour les latinos. Elle est l’archétype de la fille à pédés. Malheureusement pour elle, elle ne le sait pas.

Il y a quelques semaines, nous étions invités à une crémaillère et j’ai tout de suite remarqué que le regard de l’un des convives, plutôt grand, la quarantaine, assez beau, dérivait fréquemment vers moi. Vous me connaissez, je n’y ai pas porté plus d’attention que ça, trop occupé à rire avec mes copines aussi pétasses que moi… Rosine, elle, avait repéré ce quadra à l’allure virile. Dès que le champagne fut servi, elle se rua vers lui, deux coupes à la main, pour démarrer une conversation qu’elle espérait bien terminer dans son lit.

Et puis, je les ai perdus de vue, jusqu’à ce que je m’aperçoive qu’un deuxième mec avait rejoint leur conversation, leurs regards trahissant le fait que Rosine était en train de donner des informations à mon propos.

La nuit s’est ensuite déroulée sans que je ne suive assidûment ce petit manège qui, je le savais, était voué pour Rosine à se terminer en eau de boudin.

Je n’avais plus pensé à cette soirée jusqu’à ce qu’hier je ne reçoive un message dans lequel Rosine évoquait à nouveau ce mec et me demandait si, selon moi qui suis le petit pédé de service, il y avait une chance, une infime possibilité pour que celui-ci soit bissexuel et nourrisse l’envie de démarrer une histoire d’amour avec elle. Ainsi, Rosine s’était caressée tous les soirs de l’été en pensant à cette soirée et à la façon dont il aurait pu la retourner et la prendre sauvagement sur le canapé.

Je me suis alors souvenu que, déjà, elle avait complètement craqué pour un mec de mon cours de théâtre dont la sophistication n’avait rien à envier à celle de Zaza Napoli. Elle m’avait confié quelques mois après qu’elle ne s’était jamais douté de son goût plus prononcé pour le léchage de couilles que pour le lapement de vulves.

Is this man gay?

Alors j’ai pris ma plus belle plume et j’ai joué mon rôle: celui du gaydar officiel de Rosine.
Je n’ai pas voulu casser les beaux moments certainement vécus en solitaire aux côtés de ce mec durant les deux derniers mois. Je ne lui ai pas dit que, sans doute, son seul rôle avait été celui de la bonne copine divertissante pour la soirée mais soulante le reste du temps. Je ne lui ai pas dit non plus que tant qu’elle ne serait pas dotée d’une bite de 23 centimètres entre les jambes elle ne l’intéresserait pas.

Non. Je ne suis pas aussi méchant… Vous en doutiez?

Je lui ai simplement répondu que, peut-être effectivement, il avait un penchant pour le sexe que l’on dit faible – Rosine est le genre de femme qui fait perdre à cette expression tout son sens – mais que je ne lui souhaitais jamais, ô grand jamais de démarrer une histoire avec ce type de boulet à la patte. J’ai ajouté que, pour son bien-être, il valait certainement mieux qu’il reste un fantasme… Qu’elle serait sans doute bien plus heureuse avec un homme aux inclinations moins troubles.

Rosine ne m’a pas répondu.

J’imagine que j’ai brisé quelque chose.